Mercredi 18 avril 2012 3 18 /04 /Avr /2012 11:14

Jour 1 :

 

Le week-end de Pâques (sauf lundi) est annoncé très maussade sur l’ensemble du massif pyrénéen français, sauf peut-être à l’extrême est. Que faire ? Attendre patiemment lundi pour se promener? Tenter une incursion dans les Pyrénées-Orientales, très incertaine (et surtout probablement très ventée) ?

Fred est tenté par l’expérience « passer la frontière » déjà éprouvée par lui-même : mauvais temps en France et grand beau soleil arrivé en Espagne, comme par enchantement !

C’est ainsi que, quelques topos en main, nous nous retrouvons sur la route d’Espagne, via le tunnel de Bielsa. Selon Fred, sitôt passé ce tunnel, on devrait voir le soleil! 

Oui, ben de l’autre côté, c’est pas mieux ! Le temps est aussi mauvais qu’en France ; j’ai même l’impression que c’est pire… M’enfin… Je préfère ne rien dire, d’autant plus que peu à peu, le paysage s’ouvre et il est plutôt pas mal. La beauté des lieux commence à opérer.

 

La destination initiale était la Sierra de Guara, mais comme on en a un peu marre de rouler et que le bouquin « 100 sommets des Pyrénées » propose quelques randonnées époustouflantes pas très loin de Bielsa, notre choix s’arrête finalement sur celles-ci.

 

Notre attention se porte tout d’abord sur le Mondoto (1962 m) qui est donné en 3h15 aller/retour et coté facile. Pour une mise en jambe, après plusieurs heures de route, et vu l’heure déjà bien avancée, ce sommet semble tout indiqué.

 

Direction donc Nerin par une petite route longeant les gorges du Rio Bella. Ce parcours est déjà magnifique !

 

A 16h40, nous sommes au point de départ de la randonnée, un peu au-dessus du village de Nerin. Le ciel ne nous invite vraiment pas à partir, mais comme le parcours ne présente pas de difficulté, nous y allons quand même. On ira jusqu’où on ira et s’il faut faire demi-tour, on fera demi-tour !

Pour l’heure, nous nous engageons dans une montée assez raide dans la végétation basse. Puis l’ascension devient plus progressive jusqu’à atteindre une rampe calcaire, lit d’un ruisseau. C’est super joli, malgré le manque de lumière… Nous traversons ce ruisseau pour finir le parcours dans … la neige !

 

 

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 On ne le voit pas sur les photos, mais c'est un ruisseau; l'eau coule...

 

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 Sestrales et Pena Montanesa

 

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 Le village de Nerin

 

 

Et oui, même ici, il y en a… fraîchement tombée dans la semaine. Le Mont-Perdu fait une furtive, mais alors vraiment très furtive apparition dans le paysage. Après 1h15 de montée, et sous quelques légers flocons, nous parvenons au sommet où malheureusement la vue est bouchée. Nous apercevons seulement los Tres Soreres et pouvons nous rendre compte de la verticalité du lieu, la falaise du Mondoto plongeant dans le canyon d’Anisclo.

Comme la vue doit être magnifique d’ici ! Malheureusement, nous ne verrons pas ce « concentré de beauté » aujourd’hui.

 

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Las Tres Soreres

 

 

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Le Sestrales

 

 

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Massif du Mont-Perdu

 

 

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Au sommet

 

 

Le froid et le vent nous incitent vivement à prendre le chemin du retour. En 45 mn, nous sommes à la voiture ; il nous faut désormais trouver un lieu de bivouac. Objectif : se rapprocher du départ de la randonnée de demain. Nous optons pour le Grand Sestrales dont le livre ne tarit pas d’éloge. Direction donc le parking du pont de San Urbez, où nous sommes passés tout à l’heure.

Oui, mais… la petite route par laquelle nous sommes arrivés est en sens unique jusqu’à l’intersection du pont de Tella. A partir de là, il est donc impossible de retourner au pont de San Urbez en voiture, à moins de faire un méga détour (retourner à Escalona, quoi !) Je trouve dommage qu’une telle information ne figure pas dans le livre.

Alors à cette fameuse intersection, nous n’avons pas d’autre choix que de prendre la route à droite. On sait que demain, c’est d’ici qu’il faudra partir. Ca va, le parking de San Urbez n’est qu’à 2 km, par la route. Si un sentier existe (et j’espère qu’il existe !) ça devrait même être plus court que cela. On n’aura pas trop de rallonge !

Pour l’heure, nous cherchons un endroit sympa où planter la tente et étant donné la nature du terrain, ce n’est pas gagné !

Ce n’est qu’en arrivant à un col-intersection à proximité de Vio que nous trouvons le lieu idéal ! Juste à temps pour installer le campement et manger avant la tombée de la nuit.

Nous avons en guise de décor le sommet fait aujourd’hui et celui convoité de demain. Quel cadre splendide !

 

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Une fois que je suis couchée et bien installée dans mon duvet, je suis asphyxiée par l’odeur de la cigarette que mon camarade de dortoir vient de fumer. C’est vraiment horrible, ça me pique le nez et la gorge et ça me fout vraiment en boule d’avoir à subir ce poison venant perturber la pureté de l’air. Du coup, je prends matelas et duvet et je m’installe dehors. Qu’à cela ne tienne, j’adore dormir à la belle étoile. Et malgré la couverture nuageuse, des étoiles, il y en a un peu. Fred s’excuse, mais rien n’y fait, je me trouve très bien où je suis, même s’il fait un peu frisquet. Au moins, je peux respirer. Bien sûr, cela m’a réveillée et je tarde à trouver le sommeil. Et c’est lorsque la chaleur accumulée dans le duvet commence à m’envelopper, au moment où je commence à m’endormir, que la pluie se met à tomber. Les quelques gouttes ne me perturbent pas outre-mesure, je trouve même cela très agréable de les entendre tomber sur le sac de couchage. Je reste un moment ainsi, à me demander ce que je fais, si je rentre ou si je reste dehors, au risque de me retrouver rapidement trempée…

Je me raisonne ; demain soir, un autre bivouac aura lieu et j’aurai l’air fin avec un duvet tout mouillé… Alors, sans en sortir, de peur de laisser s’échapper la chaleur, et tout en sautillant, je retourne, vaincue par la pluie, dans l’habitacle.

Et j’ai eu raison de me raisonner, finalement. Peu de temps après, ce ne sont plus quelques gouttes qui tombent, mais une belle averse… Pourvu que cette ondée nocturne fasse disparaitre les nuages !

 

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 Jour 2 :

 

Je me lève tôt, tout juste avec le jour. La tente est givrée. Ah oui, quand même ! Si j’étais restée dehors, après la pluie, je pense que je n’aurais pas eu très chaud… Il faut dire que nous sommes tout de même à 1268 mètres d’altitude !

Je vais photographier la petite chapelle toute proche, mais dont l’accès est interdit. Nous ne sommes pas les seuls à avoir dormi ici ; dans le champ voisin, il y a deux fourgons et un Kangoo.

 

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Après un bon petit-déjeuner, nous ne traînons pas trop pour lever le camp. Nous sommes en limite de parc national et un garde vient de passer. Je ne me souviens plus trop de la réglementation précise, alors mieux vaut déguerpir. Et puis le grand Sestrales (2101 m), avec ses 7h de marche, nous attend !

Le soleil est présent ; ça fait plaisir à voir ! Une belle journée s’annonce…

Mais pour l’heure, il nous faut reprendre la route jusqu’au pont de Tella où nous laissons la voiture. De là, après une petite portion sur le bitume, un petit sentier descend jusqu’au point de départ, le parking du pont de San Urbez. Ne faites pas comme nous, à penser que le départ du sentier se trouve au niveau du panneau d’information sur le Sestrales. Il y a bien une trace, mais elle ne mène qu’à des toilettes naturelles. Pas très agréable, donc. Non, non, il faut bien descendre sur la route pour trouver le départ du sentier (indiqué).

 

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Ensuite, du parking de San Urbez (940 m), il faut encore descendre sur le bitume afin d’aller chercher un pont permettant de traverser le rio Bella. Nous sommes les seuls à monter ; tout le monde semble partir randonner vers le canyon d’Anisclo.

L’itinéraire n’est pas compliqué pour le moment : il suffit de suivre le balisage rouge et blanc du GR15. On se demande parfois comment un sentier a pu se faufiler ici, tant les falaises vues du bas semblent inaccessibles. Pourtant, dans une végétation variée de hêtres, de buis et de pins, ça passe… Il y a même des granges abandonnées (les bordas de Aso) prouvant que le lieu fut jadis habité, et exploité.

 

 

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Un premier pierrier, puis un second,  permettent de franchir un petit bout de cette muraille. Un joli sentier permet d’avoir une vue sur le canyon, que l’on longe. Personnes sujettes au vertige, s’abstenir. Heureusement que les buis envahissent la pente, sinon, le vide nous attirerait irrémédiablement ! A plusieurs reprises, Fred marche d’ailleurs le plus possible à gauche, cette sensation lui faisant tourner la tête !

Un replat herbeux nous offre une vue magnifique. En regardant vers la suite du parcours, on se demande vraiment, mais vraiment, par où on va passer. Les falaises semblent infranchissables ! C’est après l’intersection Sestrales/Bestué, donc après avoir quitté le GR que nous allons avoir la réponse. Le passage, c’est une belle petite cheminée (l’info manque dans le livre « 100 sommets » où il est écrit « s’élever assez rudement »). Facile. Elle nous fait passer au-dessus de la muraille et débouche sur un petit pla herbeux peuplé de pins magnifiques.

 

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Bizarre, des chevaux, ou espèce apparentée, sont passés par ici. Ca semble improbable, pourtant, ils ont laissé des traces partout sur le chemin que nous empruntons désormais. Comment ils sont arrivés là, c’est un vrai mystère… Et malgré la fraîcheur certaine de leur passage, ils ne se montreront jamais.

Un peu plus loin, une belle clairière offre une vue dégagée sur le Sestrales, la Pena Montanesa et la vallée.

 

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En tous les cas, ils sont bien nourris...

 

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La Pena Montanesa

 

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Los Sestrales

 

Le sentier monte maintenant gentiment vers le Nord ; la neige commence à faire son apparition au sol. Nous nous retrouvons au pied du grand pierrier qui semble être la difficulté du parcours. On ne trouve pas la pente si raide, et au début, on progresse plutôt pas mal dans la pente enneigée. Fred s’évertue toutefois à me faire des petites marches pour lever une éventuelle appréhension du terrain. Or c’est une petite barre de rien du tout qui va nous arrêter. Le passage n’est pas long, mais bien pentu et nous ne sommes pas équipés pour progresser dans ces conditions. Il ne manque pas grand-chose pour passer, le col de Pedrera est à portée de main, mais à quoi bon prendre un risque inutile quand on ne le sent pas ? L’expérience me montre qu’il vaut mieux s’écouter et ne pas s’entêter, même quand la situation ne semble pas si risquée que cela. De plus, quelques petites coulées, probablement dues à la chute de neige des arbres et des rochers finissent de nous convaincre qu’il ne faut pas poursuivre. Et il faut penser à la descente, aussi. Monter, c’est toujours plus facile ! C’est rageant d’avoir fait cette longue marche d’approche pour ne pas atteindre le sommet et surtout ne pas avoir la vue magnifique sur le massif du Mont-Perdu, car le descriptif du livre donne vraiment envie, mais en même temps, la montée a été agréable et valait le coup rien qu’à elle !

Un peu déçus quand même, nous faisons demi-tour. En remarchant dans nos traces, la descente du pierrier se fait sans difficulté, pourtant, nous nous rendons compte que c’était pentu quand même ! Réflexion faite, on se dit qu’on ne doit avoir aucun regret d’avoir rebroussé chemin…

 

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Le Grand Sestrales vu du pierrier

 

 

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Une partie du pierrier

 

 

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 Le bas du pierrier

 

 

Une fois retournés sur le sentier horizontal, nous cherchons un endroit où nous pourrons manger. Nous le trouvons sur un petit pla herbeux depuis lequel nous pouvons admirer le bal des vautours. Ici, c’est vraiment leur domaine. En en suivant un longuement du regard, je parviens même à localiser son nid sur une petite plate-forme dans la falaise. Qui sait ? Peut-être y-a-t-il un petit ? Cette espèce pond entre fin décembre et mi-mars et l’incubation dure environ 54 jours… La naissance a peut-être déjà eu lieu et le vautour fait ces allers-retours pour nourrir son petit ?

Quoi qu’il en soit, c’est génial. Ici encore plus qu’ailleurs, ces rapaces rendent le lieu sauvage, authentique, extraordinaire.

 

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Après une longue pause, nous reprenons notre route. Une belle descente nous attend. On ne se lasse pas du paysage et de la diversité du terrain. Après la cheminée, nous allons voir une petite grotte creusée dans la falaise. Nous sommes à ce moment-là sous le nid des vautours.

 

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Fred dans la cheminée

 

 

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Vertigineux!!!

 

 

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Petit passage "délicat"

 

 

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Flore locale

 

 

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La cheminée

 

 

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Un des pierriers

 

 

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 Au pied du Sestrales, une grange

 

 

Entre le pont et le parking de San Urbez, lorsque nous regagnons la route, un garde du parc National d’Ordesa nous demande si nous sommes montés au Sestrales. Nous lui expliquons que nous nous sommes arrêtés à peu près 150 mètres avant. Peut-être nous a-t’il observés avec ses jumelles ?

 

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Le vieux pont de San Urbez

 

 

Il est à peu près 17 heures ( ?) lorsque nous arrivons à la voiture, ce qui nous donne largement le temps d’aller prendre un verre. Nous nous arrêtons donc à Buerba, village aragonais pittoresque et très joli. Après une cerveza et une omelette garnie pour Fred, nous allons faire un petit tour dans les ruelles. Les maisons en pierre sont magnifiques et surmontées de cheminées originales, de forme arrondie. La place est animée, c’est vraiment très agréable ; on se sent transportés ailleurs ! Après avoir fait le plein d’eau à la fontaine, nous reprenons la route, à la recherche de notre prochain lieu de bivouac.

 

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Le Mondoto, gravi hier

 

 

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La Pena Montanesa et un village niché (Vio?)

 

 

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Le Sestrales et la place de Buerba

 

 

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Statue en hommage aux femmes porteuses d'eau

 

 

 

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Comme nous avons prévu de faire le Castillo Mayor demain, il nous faut retourner à Escalona. Nous prenons une route au-dessus de celle empruntée hier (puisque je vous rappelle que celle-ci est en sens unique) et là encore, nous découvrons des paysages magnifiques, notamment de jolies fenêtres sur le Mont-Perdu. On se dit en rigolant que finalement, on est bien bête d’avoir gravi 1000 mètres aujourd’hui « pour rien » si on voit le massif depuis la voiture !

Ca serait pas mal un bivouac avec un tel point de vue ! Mais nous continuons et peu après Puertolas, à une intersection, le lieu de départ de la rando vers le Castillo Mayor en fait, nous trouvons quelques prés qui devraient faire notre affaire. Devant nous se dresse le village de Bestue, couché au pied du Sestrales. A droite, le Castillo Mayor, enfin, on pense, tant il est différent des photos vu sous cet angle, et derrière, la silhouette imposante et omniprésente de la Pena Montanesa.

 

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 El Castillo Mayor (enneigé derrière)

 

 

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Le Sestrales

 

Le terrain est un peu en pente, mais assez discret. C’est ce qui prime ; on n’a pas envie de se faire virer de cette propriété !

Du coup, la nuit sera penchée aussi et la partie supérieure de la tente ne sera pas du tout occupée, car nous sommes recroquevillés en bas de celle-ci. On a beau essayer de remonter de temps en temps, rien n’y fait, la pente nous ramène inexorablement contre l’entrée…

 

 

  

Jour 3 :

 

C’est ainsi que nous nous réveillons le lundi, tout ratatinés dans une moitié de tente… Pas cool !

Il est plus de 8 heures ; cette fois, c’est moi qui aie un peu traîné au lit…

 

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Voilà ce que ça donne de passer une nuit penchée...

 

 

A 9h20, nous sommes prêts pour gravir le Castillo Mayor. Il nous suffit d’aller chercher le départ du sentier à 200 mètres à peine de là. Nous longeons un beau muret de pierres sèches, incroyablement rectiligne et uniforme, presque trop parfait à mon goût…

Quelques vaches paissent dans les herbages, avec pour toile de fond le Pena Montanesa. Cette montagne, curiosité géologique identique au Pech de Bugarach, s’impose dans le paysage et attire sans cesse notre regard.

 

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Après avoir passé une jolie clairière, nous nous engageons dans la forêt des druides, où le chemin est envahi de buis. Ca dure un petit moment avant de se sortir de là ! Puis il devient horizontal et traverse quelques pierriers, après quoi la pente redevient plus sévère. A nouveau la neige est présente. Nous arrivons à un petit col duquel nous devinons la suite de l’itinéraire : un groupe est déjà en train de monter « tout droit » alors que nous, nous choisissons d’aller rejoindre un autre col à gauche, histoire de prendre la crête du Castillo Mayor et de profiter plus longuement du paysage qui devrait enfin nous permettre de voir le Mont-Perdu.

 

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 La crête du Castillo Mayor, à l'allure débonnaire... mais ne vous y fiez pas, de l'autre coté, c'est le vide!

 

 

 

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Au col...

 

 

Je trace à vive allure, tant mon impatience est grande de le voir, ce sommet ! D’ailleurs, quel n’est pas mon désarroi quand, pensant arriver à un point de vue, je constate qu’il va falloir encore grimper pour avoir un panorama. Je râle, mais si près du but, je ne vais quand même pas me démotiver.

En effet, en quelques mètres, ça y est, el Perdido se donne enfin en spectacle ! C’est tout simplement géant, magnifique, superbe, génial !

 

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Le petit hic, c’est que nous nous retrouvons face à un petit ressaut et que la neige nous cache les nombreux trous se trouvant dans cet amas rocheux. Après une tentative vite abandonnée, car un peu risquée, nous voilà contraints de revenir sur nos pas afin de contourner cette zone piégeuse pour aller chercher la crête. Finalement, au gré de nos zig-zag dans la pente, nous arrivons au sommet secondaire du Castillo Mayor, où se trouve le groupe que nous avons aperçu tout à l’heure. Il ne nous reste plus qu’à suivre l’arête menant au sommet principal.

 

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La montée vers le sommet secondaire

 

 

C’est un régal, cette crête ! La neige nous empêche de la parcourir sur le fil (à gauche, la paroi est verticale sur 1000m) mais dans d’autres conditions, ça doit être géant ! Le sommet du Castillo Mayor (2020m) est flanqué d’un poteau en ciment, repère géosédique. La vue y est tout simplement gigantesque : Le Mont-Perdu que je peux enfin admirer à loisir, le Soum de Ramon, le Marboré, les 3 sœurs, la Pena Montanesa, les gorges d’Escuain, le Sestrales, le Mondoto… et même la voiture, 850 m plus bas.

 

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Mont-Perdu, Soum de Ramon, les 3 soeurs

 

 

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La Pena Montanesa

 

 

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L'arête...

 

 

Bien sûr, c’est là que nous prenons notre repas !

Une relecture du topo nous confirme que nous sommes allés trop loin pour chercher la crête ; mais ce n’est pas très grave. Il faut dire que ce n’est pas facile de suivre un descriptif écrit, sans carte et surtout dans des conditions différentes de celles du bouquin.

Nous restons au sommet un bon moment, jusqu’à ce qu’un petit vent frais nous chasse des lieux. Nous aurions aimé poursuivre la crête avant de rejoindre le plateau, mais la neige semble cacher de nombreux trous dans la roche ; nous préférons donc ne pas nous y aventurer et reprenons l’itinéraire aller.

Je photographie une dernière fois et avant qu’il ne disparaisse du paysage le Mont-Perdu puis nous nous engageons dans la descente à flanc.

 

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Hasta luego el Perdido!

 

Il n’y paraissait pas en montée, mais il y a quand même du dénivelé ! La neige transformée en soupe et brassée par le passage de nos 3 prédécesseurs ne facilite pas la marche durant ces quelques 300 mètres; je préfère encore faire ma propre trace. Mais ce n’est pas évident ; des rochers affleurent de partout…

Et c’est avec un certain soulagement (pour le tibia et la cheville) que j’arrive sur le plateau ! De là, il ne nous reste plus qu’à nous laisser descendre jusqu’au parking, 600 mètres plus bas.

 

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 La Pena Montanesa (quand je vous dis qu'elle est omniprésente!)

 

 

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Et oui!

 

 

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El Castillo Mayor, caché derrière la falaise

 

 

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Décor de carte postale...

 

 

De retour à la voiture, nous allons à Puertolas, en quête d’un petit bar où se désaltérer. Mais il n’y en a pas ! Pour visiter le village, il faut monter une pente à 25% ; c’est finalement celle-ci qui me fera le plus de mal…

 

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Alors avec une certaine nostalgie, nous prenons la route du retour. Nous irons boire un verre à Bielsa. Pour patienter jusqu’à l’heure du repas, nous nous laissons même tenter par du pain tomates. Mmmmm…

Comme nous avons visiblement du mal à rentrer, nous décidons de prolonger le week-end en rentrant par les cols. Nous faisons une pause à Luchon, dans un petit resto sympa. Enfin je découvre cette ville, résidence des grands-parents de ma meilleure amie et dont j'ai si souvent entendu parler durant mon adolescence!

 

C’est chouette de rentrer par les chemins de traverse, mais comme il fait nuit, finalement, je ne profite même pas du paysage.

 

C’est bien fatigués mais la tête pleine de belles images que nous rentrons… Il aura fallu trois jours pour découvrir le panorama sur le massif du Mont-Perdu, mais ça valait vraiment le coup !

Une chose est sûre : nous reviendrons !

 

 


Récapitulatif.

J1 --> Le Mondoto (1970 m) depuis Nerin. 620 m D+; 2 heures aller/retour; facile.

 

mondoto

 

 

 

J2 --> Le Grand Sestrales (2101 m) depuis le pont de Tella. 1300 m de D+; 7 bonnes heures aller/retour.

Nous avons fait demi-tour dans le pierrier menant au col de Pedrera au vu des conditions en neige. Ce pierrier semble "pénible" dans des conditions normales. Une cheminée facile. Un sentier en balcon au-dessus du canyon pouvant faire tourner la tête à certaines personnes, malgré la couverture de buis atténuant la sensation de vide. 

Donc, environ 1100 m de D+ effectués ce jour-là.

 

La plupart des topos donnent le départ à Bestue (par le GR15), plus facile et qui évite la première partie du parcours, ce que je trouve bien dommage... Mais cet itinéraire permettrait de faire une boucle, ce qui est intéressant pour ceux qui, comme moi, ne sont pas adeptes des allers/retours...

 

sestrales

 

 

 

J3 --> Le Castillo Mayor ( 2020 m) depuis l'intersection Puertolas/Bestue. 850 m de D+; environ 5 heures 30 aller/retour; facile (un peu moins avec la neige).

Un départ existe sur la route de Bestue, qui grimpe directement et permet visiblement d'éviter une grande partie de la forêt de buis.

 

castillo mayor 2

 

 

Topo : le livre Rando-Editions "100 sommets des Pyrénées" ce qui fait très "touriste" et est totalement insuffisant pour randonner. Le manque de carte ne nous a autorisé à aucun écart, ni variante, ni rien...

...mais nous y sommes arrivés ;-) 

Par mumu
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Mardi 17 avril 2012 2 17 /04 /Avr /2012 14:16

Ce week-end, direction le Couserans pour se faire une sortie « tranquille ». Plus trop envie de neige, raquettes, crampons et piolet. De plus, je rentre à peine de 10 jours d’itinérance et une légère douleur au tibia avec une zone enflée allant de la cheville au mollet m’incitent à la prudence. A cette époque de l’année, il nous faut donc trouver un sommet ne dépassant guère les 2000 mètres d’altitude. Le Cap de Raspe, un « sommet méconnu » selon le topo-guide de Laurent Lafforgue (l'Ariège en raquettes), et depuis lequel tous les sommets du Biros sont au rendez-vous,  semble parfait pour ce week-end à cheval entre deux mois printaniers.

 

L’idée, c’est d’aller jusqu’à la cabane de Besset (1540m) depuis le parking de La Pucelle (889m – vallée d’Orle). De là, Fred pourra aller se faire un sommet le dimanche pendant que moi, je « fainéanterai » à la cabane. Pas trop l’habitude de faire ça (je crois même que ça ne m’est jamais arrivé), mais pour une fois, cela ne me gêne pas, l’essentiel étant de profiter du soleil…

 

Nous partons donc tranquillement samedi en fin de matinée. Le temps est au beau fixe.

Nous arrivons au parking vers 13h ; je profite d’une bonne couverture du réseau pour appeler ma fille : aujourd’hui, c’est son anniversaire ! Puis nous avalons notre repas du « midi ». Enfin, nous nous engageons sur le sentier balisé vert et jaune (sentier découverte) de la vallée d’Orle. Le bruit du torrent duquel nous nous éloignons progressivement accompagne nos pas.

 

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Le parking de la Pucelle, lieu de départ de nombreuses randonnées.

 

 

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Il fait bien chaud ; heureusement, nous cheminons à l’ombre d’une hêtraie. Après une clairière, nous quittons la vallée et virons à gauche, sur le GR10.

 

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 A la croisée de plusieurs sentiers de randonnée

 

 

A partir de là, une multitude de lacets se succèdent ; je ne sais pas combien il y en a, mais à voir le tracé zigzaguant du GR sur le versant opposé, je me dis qu’on doit être dans la même topographie. Ca grimpe raide, et après un moment de répit, la pente reprend de plus belle, juste avant la sortie de la forêt. Encore une centaine de mètres et on devrait voir le toit de la cabane. Effectivement, comme indiqué dans le topo, celle-ci fait son entrée dans le paysage juste au dernier moment. Elle est magnifique !

 

 

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La cabane de Besset

 

Posée sur un replat herbeux, elle est équipée d’une table et de bancs ainsi que d’une cheminée. A l’étage, auquel on accède par une échelle, une trappe s’ouvre sur un plancher pouvant accueillir confortablement 4 dormeurs. Depuis la petite fenêtre, le Mail de Bulard offre au regard ses flancs abrupts. Plus que jamais, je me sens comme Heïdi dans ce lieu enchanteur…

 

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 La chambre avec sa lucarne et son coffre secret

 

 

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Heïdi, le regard tourné vers les sommets

 

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Dans le salon, y'a même le trépied pour traire les chèvres...

 

 

Il est tôt, 15h30 si mes souvenirs sont bons, et après avoir profité du soleil un bon moment, je propose à Fred de monter jusqu’à la cabane du Clot du lac. Il faut croire que la balade et ses 650 m de dénivelé avalés rapidement, ne m’ont pas suffi.

C’est ainsi que nous rechargeons les sacs sur nos épaules pour continuer l’ascension. Presque 300 m plus loin, nous arrivons au col du Clot du lac (1821 m), où le GR10 plonge vers la vallée du Ribérot. Ca me donne un aperçu de ce qui m’attend si jamais je poursuis l’aventure de la traversée des Pyrénées.

 

DSC07116 Le Tuc du Coucou

 

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Première apparition de la cabane du Clot du lac

 

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Le GR10 filant vers la vallée du Ribérot

 

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Le col du Clot du lac et le tuc du Coucou

 

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Le massif du Valier et le Barlonguère

 

Quant à nous, nous allons nous installer dans ce qui sera notre demeure pour la nuit. La cabane du Clot du Lac a été récemment rénovée et a d’ailleurs été rebaptisée « la cabane dite du Bomboï » ; elle a moins de charme que celle de Besset, mais est elle aussi en excellent état et offre un bon confort.

Comme il semblerait que j’aie des fourmis dans les jambes, nous décidons de monter jusqu’au Tuc du Coucou, tout proche (1890 m).

En un temps 3 mouvements nous y sommes, alors nous nous amusons un peu sur la petite arête plongeant vers le Nord-Ouest.

 

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La cabane, le cap de Raspe et le tuc du Pourtillou vus depuis le Coucou

 

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Au sommet...

 

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La faune locale

 

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C'est bien le printemps!

 

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Sur le sommet "secondaire" du Coucou (Arf, arf!!!)

 

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Ca pique!

 

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Quel plaisir de tâter du rocher!

 

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Petit parcours ludique, avec ma jambe-poteau...

 

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La cabane dite du Bomboï pourrait aussi s'appeler "la cabane penchée"!!!

 

A trois reprises, nous entendons un énorme vrombissement de l’autre côté de la vallée d’Orle. Ce sont des avalanches sur le flanc Est du Bulard. C’est impressionnant.

 

1000 m de dénivelé positif sont avalés sans qu’il n’y paraisse, je vais bien, la douleur se fait à peine ressentir et le gonflement est moindre. Alors que nous étions sensés être là seulement demain, qu’allons-nous faire dimanche ? Fred ira au Cap de Raspe, et peut-être même si les conditions en neige le permettent, jusqu’au Tuc de Pourtillou. En ce qui me concerne, j’aviserai !

 

Pour l’heure, nous dégustons un petit apéritif avant d’attaquer le repas et une bonne nuit de sommeil.

 

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Le pic de l'Har, tourmenté...

 

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Le lendemain, réveil matinal pour voir le massif du Valier au lever du soleil. C’est tout rosi ; c’est beau…

 

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Mais il est tôt, alors nous retournons profiter encore un peu de la chaleur des duvets. On entend des randonneurs arriver. Une femme dit : « Celle-ci est ouverte aussi». Je dis à Fred : « Tu vas voir la tête qu’elle va faire quand elle va ouvrir la porte ! » (car c’était évident qu’elle allait ouvrir). Effectivement, elle ouvre un peu brutalement et est surprise de trouver quelqu’un là, ce qui a pour effet de fermer promptement à la fois sa bouche (après un « excusez-moi » tout confus) et la porte !

Je rigole !

Allez, du coup, nous nous levons ! Je me sens en forme pour monter un peu aujourd’hui. J’irai jusqu’où je peux (je n’ai pas d’équipement), c’est aussi simple que cela.

Le soleil darde fortement ses rayons, c’est vraiment très agréable.

Pour le moment, la neige est bonne. Rapidement, par la crête Sud, nous atteignons la cabane pastorale du col de Part, fermée.

 

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D'où nous venons...

 

DSC07186... et où nous allons! 

 

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Auto-photographie

 

L’arrivée au Cap de Raspe se fait par une succession de petites montagnes russes. Avant de parvenir au sommet, nous croisons les randonneurs de ce matin ; c’est un couple qui a dormi à la cabane de Besset. La femme s’excuse encore… Ils ne sont pas sûrs d’avoir atteint le Cap de Raspe, à cause des données de leur altimètre et de la difficulté à l’identifier et comme la neige devient très molle, ils ont préféré faire demi-tour. Nous-mêmes ne sommes pas sûrs de bien savoir où se situe exactement ce sommet, et je n’ai pas mon GPS pour vérifier l’altitude. Dans leur ascension, ils ont perdu un duvet. Nous les laissons à leur recherche et poursuivons notre chemin. La petite pointe là-bas nous attire (est-ce cela, le Cap de Raspe ?), mais une arête effilée et bien en neige – molle - nous en interdira l’accès. Même Fred ne s'y risque pas. Au loin, les coulées de neige sur le versant Est et le souvenir des avalanches d’hier finissent de nous convaincre qu’il vaut mieux faire demi-tour. Un homme qui a chaussé ses raquettes après le col de Part arrive péniblement, et après une pause, fait demi-tour aussi. Nous nous mettons en quête d’un endroit où nous poser confortablement pour le repas. Après un point sur la carte et relecture du topo (« une dernière pente vous conduit alors sans difficulté au sommet du dôme arrondi du cap de Raspe ») nous avons la certitude d’avoir atteint et même dépassé le sommet (2033m).

 

 

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 L'arête menant au Portillou

 

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 Le Mail de Bulard

 

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 La descente du cap de Raspe

 

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 Fred au cap de Raspe et au fond à gauche, le Portillou

 

 

Voilà ! Moi qui partais avec l’idée de rester tranquillement à une cabane perchée dans la montagne, je me retrouve avec deux nouveaux sommets conquis, certes très modestes, mais très très agréables.

Le massif du Valier est toujours aussi impressionnant, et toujours aussi attirant. Le Barlonguère pointe également fièrement vers le ciel. Le mail de Bulard nous cache le Maubermé, mais cela ne m’empêche pas de m’imaginer le gravir un jour… De l’autre côté, le pic de l’Har et plus loin, la Calabasse. Bref, un panorama de rêve qui fait qu’on resterait bien là pour une heure, pour un jour, une semaine et plus encore…

 

Mais il faut bien redescendre ! Et c’est cette descente qui me fait peur, car je sais que c’est dans ces conditions que mon tibia me fait souffrir. Et mine de rien, il va falloir avaler pas loin de 1200 m de dénivelé négatif…

Et bien, on va y aller doucement, hein !

La première partie dans la neige est effectivement désagréable et rend le cheminement un peu douloureux, car ce n’est plus de la neige, en fait, mais de la soupe. Pas terrible terrible !

 

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DSC07201bJoli machaon se laissant approcher

 

 

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Après une courte pause à la cabane du Clot du lac, juste le temps de recharger nos sacs des affaires que nous avions laissées ce matin, nous poursuivons allègrement jusqu’à la cabane de Besset. Et là, afin de profiter encore du paysage et du soleil, nous faisons une pause plus longue, agrémentée d’une bonne petite infusion. Un couple d’Anglais avec deux adolescents en ont fait de même avant de poursuivre leur ascension.

  

Le ciel se voile peu à peu, les nuages venant chapeauter les plus hauts sommets du massif.

Alors nous reprenons notre chemin pour les 650 mètres de dénivelé qui nous ramèneront dans la vallée. Le terrain est fort agréable, et malgré la pente et ses innombrables lacets, mon tibia supporte bien la descente.

Rapidement, nous retrouvons la voiture, pas forcément de gaité de cœur !

 

Ainsi s’achève cette très belle randonnée, qui m’a semblée facile, sans doute parce que étalée sur 2 jours, mais qui se présente comme une bonne alternative à cette période de l’année, quand on en a un peu marre de trimballer raquettes et autre équipement, quand on n’a plus envie de neige (même s’il y en avait encore à partir de 1800 m) et que le corps a lui aussi besoin d’être ménagé (en ce qui me concerne).

 

Carte Rando Editions Pyrénées n° 6 au 50 000 ème "Couserans-cap d'Aran"

Entre 12OO et 1300 m de dénivelé

Durée indéterminée (pas de chrono en main - se fait dans la journée) 

Par mumu
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Mercredi 14 décembre 2011 3 14 /12 /Déc /2011 19:16

Quand même ;-)

 

Les compte-rendus des balades faites depuis le GR10 sont enfin disponibles.

 

Retrouvez à droite de cette page le récit des randonnées :

- au pic de Soune ("un cirque, un col, des crêtes..")

- au Roc Nègre ("une randonnée intemporelle")

- aux Pics de Caraussans et Peyreguils

- au Pic des Redouneilles

 

ainsi que les album photos :

- du Carlit et du Costabonne (album n°3)

- du Montcalm et du Sullo, du pic de Sarrazi, du pic de Soucarrane, de l'étang de Peyregrand (album n°4 "promenades dans le Vicdessos")

- du pic des 3 seigneurs et du Pioulou (album n°5)

- du cap de Mont Sain (album n°6)

- des pics de coll Roigt (album n°7)

- de la cabane de Rieufort des Gascous (album n°8)

- du pic de l'Har (album n°9)

 

N'hésitez pas à laisser vos commentaires ici!

Bon voyage!

 

Par mumu
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Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 11:35

Trois mois après le début de notre périple, le compte-rendu du GR10 est disponible...

A bientôt pour d'autres aventures!

 

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Par mumu
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Samedi 10 septembre 2011 6 10 /09 /Sep /2011 00:00

  gerard 2

 Tu avais un souhait : venir te reposer quelques jours à la montagne, souffler un peu, respirer. Nous en avons parlé et j'y ai cru, persuadée que la maladie te laisserait un moment de répit pour que tu puisses profiter de ces Pyrénées que j'aime tant...

Mais il y a 10 jours - 10 jours avant ton anniversaire - le destin en a décidé autrement. Puisque tu n'iras pas à la montagne, je te ramènerai un petit bout d'elle, bientôt.

 

En attendant, je te dédie le récit des randonnées de cet été...

 

  

 

 

Le Tuc de la Messe (Couserans)

 

tuc de la messe fred 028

 

 

 

L'Aneto, point culminant de la chaîne

 

Aneto photos fred 056

 

 

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Le Saint-Barthélémy

 

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Le Canigou 

 

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Le Pic du Géant

 

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Le Mont Perdu, magique...

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Et bientôt, le compte-rendu du GR10 entre Saint-Lizier d'Ustou et Siguer.

Par mumu
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Lundi 25 avril 2011 1 25 /04 /Avr /2011 20:28

Au moment même où je crapahute pas mal dans les montagnes ariégeoises, j'atteins mon nombre limite de pages publiables sur le blog. C'est pourquoi j'ai procédé à quelques remaniements et que les dernières randonnées sont regroupées. Vous trouverez dans la page "randonnées ariégeoises février/mars" les compte-rendus et photos :

 

1) du pic Fourcat

 pic fourcat 

 

2) du Montcalm

Refuge dominant le lac[1]

 

3) de la montagne de la Frau

frauc

 

4) du rocher de Miglos

 

5) du Tarbesou

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6) du pic de Serau

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7) du mont Fourcat

mont-foucat-09-mars-2011 3865

 

8) du plateau de Beille

Beille 23 03 2011 204

 

9) du pic de l'Espaillat

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et dans la page "randonnées ariégeoises avril " les récits :

 

1) du cap de l'Escalot                         

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2) du pic de Bassibié

Pic de Bassibié 18 

 

3) du Soularac et du Saint-Barthélémy 

 profil blog 

 

4) du pic des Trois Seigneurs.

pic-des-3-seigneurs-avril-2011 4045

 

Par mumu
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Lundi 14 février 2011 1 14 /02 /Fév /2011 21:49

Les deux premières randonnées de l'année ont eu lieu dans les Pyrénées-Orientales : l'une au Tres Vents et l'autre au Pla Segala... Texte, neige, brouillard et vent pour l'une, photos et soleil pour l'autre, à découvrir sans plus attendre...

 

 

Puig Rotja[1]Massif du Canigou[1]

Par mumu
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Jeudi 16 décembre 2010 4 16 /12 /Déc /2010 09:13

SA MAJ~1

En cette fin d'automne ensoleillée, encore une sortie dans le massif du Canigou, en boucle au départ de Mariailles.

 

A découvrir dans la rubrique "pages" à droite.

Par mumu
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Lundi 2 mars 2009 1 02 /03 /Mars /2009 04:30
"Tous les hommes pensent que le bonheur réside au sommet de la montagne alors qu'il se trouve dans la façon de la gravir".

Confucius.








Par Murielle
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