Alors, je l'ai fait ou pas???????????
Récapitulons :
Après le verdict du médecin, ce fut la course au kiné! Dur en cette période de vacances, et encore plus pour cause de fête nationale!
J'obtiens finalement un rendez-vous pour le jeudi 16/07. Je calcule rapidement sur mes doigts, et je me rends compte qu'il me sera difficile d'avoir 10 séances avant la fin du mois........
Le 16 au matin, je suis prise d'une sorte d'intuition : je ne crois pas trop aux massages. A tout hasard, je compose le numéro d'un ostéopathe, à qui j'explique mon cas et l'urgence de la
situation. Il part en vacances le soir, il me propose donc de me voir le jour même à 19 heures. Mon moral repart au beau fixe : il me dit connaître la "pathologie" et me promet que je serai
rétablie en une seule séance. Miracle!
Je file sur Internet réserver des billets de train pour partir dès la semaine suivante dans les Alpes, puis les Pyrénées.
L'ostéo me manipule et me dit que mon souci provient probablement de mon talon... Bon...
Il m'avertit que je vais avoir des courbatures d'ici 2 à 4 jours et qu'après, la douleur à la cuisse ne sera plus qu'un mauvais souvenir. J'ai confiance.
Les courbatures surviennent effectivement. Puis passent. Mais les préparatifs du voyage, le ménage, intensifient le mal de cuisse.
Le 21, je pars. Le peu de marche que j'effectue avec sac à dos et valise me fait souffrir. Je m'aperçois que je n'ai pas demandé à l'ostéo QUAND la douleur allait disparaître et
aussi COMBIEN de temps de repos étaient nécessaires après la manipulation.
Je m'inquiète un peu.........
Je passe une semaine à La Clusaz, où j'effectue le mercredi un petit circuit en marchant, avec la douleur, mais c'est supportable. Je me dis que ce parcours serait
sympa en footing. Pour la première fois depuis que j'ai arrêté mon entraînement en juin, j'ai envie de courir. Ce que je fais le lendemain. La montée (5km, 400mD+) se passe relativement
bien, sauf que le cardio s'emballe. Et je ne suis qu'à 1100m d'altitude! Quant à la descente(3,6 km), elle est ... horrible! Pourtant, mes premières sensations sont bonnes dans l'ensemble.
Je suis contente d'avoir réussi à recourir. A chaud.
Le lendemain, c'est l'horreur : je suis courbaturée de partout!!! Je ne peux plus bouger. Et je n'ai fait que 8,5 km!!! Pour la première fois aussi fortement, je vois le Canigou s'éloigner, loin,
très loin....... Je me sens vraiment diminuée physiquement. Le moral dans les chaussettes, je reste enfermée toute la journée.
Heureusement, les jours se suivent et ne se ressemblent pas : samedi, je me lève pleine de bonnes résolutions : il ne faut pas que je me laisse abattre. Je suis dans un site splendide, je ne vais
quand même pas rouiller sur place. Je décide de randonner sur du "plat". C'est le comble : moi qui suis incapable de faire un parcours sans bosses dans ma région, je me retrouve à la montagne à
chercher des circuits avec le moins de dénivelée possible! Je monte en télécabine à Beauregard où je me balade. Les quelques descentes me font atrocement souffrir; de plus, je dois presser le pas
pour reprendre la télécabine car j'ai traîné un peu en cueillant des myrtilles (ah, la gourmandise!).
Le dimanche, je marche un peu, histoire de...
Le lundi, petit tour aux Confins puis aux Aravis. Magnifique.
J'ai mal, encore... même si j'essaie de ne pas trop y penser. Et même en marchant, le cardio s'affole.
Comme il y a à La Clusaz de très bons kiné, je vais en voir une lundi. Elle travaille sur les chaînes musculaires et me masse au niveau de la voûte plantaire. Elle me montre la technique, mais
comme elle dit, il n'y aura pas de miracle d'ici dimanche!!! Mais je ne désespère pas. Pas encore.
Elle, elle pense que le souci TFL provient de l'entorse que je me suis faite à la cheville il y a plus de trois ans, qui serait mal consolidée et aurait induit de mauvais impacts au sol, dûs à de
l'appréhension. Piste à explorer, mais c'est celle qui me paraît la plus plausible.
Mardi, je prends le train, direction les Pyrénées. Je sais qu'à partir de Narbonne, je vais voir le Canigou à travers la vitre. Je l'observe un bon moment, à genoux sur mon siège. Il est là,
c'est presque comme s'il me narguait. Serai-je là-haut dans 5 jours?
J'arrive à Arles. Les trois étages pour monter chez Eric sont éprouvants. Je me sens amoindrie , une vraie mémé!!!
J'arrive en pleine semaine de Festa Major. Ambiance au village... Le soir, j'assiste (du balcon) à un concert de Balbino Medellin, que j'aime beaucoup.
Le lendemain, c'est concert des Al Chemist, groupe Catalan, dans le parc de la mairie. Je reste en retrait, de peur de me faire bousculer et d'amplifier la douleur à la jambe.
Jusqu'au samedi après-midi, on ne peut pas dire que je me sois préparée à la course qui m'attend : apéro, repas... Ah si : piscine trois jours de suite... Mais, plus de chahut avec Océane que de
longueurs effectuées!!!
On peut dire que je ne me prends vraiment pas la tête. Je persiste à croire à ma participation à la course, mais en même temps, je vis les choses comme elles viennent. J'ai toujours mal à la
jambe, de toutes façons, pour maintenant, la douleur ne s'en ira pas comme par enchantement d'ici le 2 août, donc je ne me mets pas la pression et je ne me prive pas sous prétexte que
j'ai une épreuve importante. No stress.
Les Catalans ne m'encouragent pas spécialement, mais je ne me laisse pas influencer. Comme s'il n'y avait pas encore assez d'obstacles à ma participation, le mauvais temps est annoncé pour
dimanche; j'en arrive presque dans des moments de doute à souhaiter qu'il pleuve le jour J, car dans ce cas, je ne courrai pas (trop dangeureux) et ça ne sera pas vraiment de ma
faute...
Le 1er août au soir, nous partons pour Vernet. La pression monte d'un cran : beaucoup de coureurs sont déjà installés au village, et je me retrouve soudainement avec mon dossard et
un superbe tee-shirt souvenir dans les mains...
Nous arrivons à trouver une chambre libre dans un hôtel; nous prenons le menu "spécial Canigou" (quel restau de Vernet n'a pas servi de pâtes ce soir-là???) et allons nous coucher pas trop tard.
Pas plus stressée que cela.
Un premier orage éclate. Puis un autre. Je pense que je m'endors entre 1 et 2 heures du matin. Il pleut. Fort.
La pluie aura-t-elle cessé à 6 heures du matin, heure du petit-déjeuner?
Pour découvrir la suite, consulter la page intitulée "Championnat du Canigou"
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